L'hygiène et la toilette

La pratique de l’ablution en défaveur au 17e siècle, connaît un renouveau progressif au début du 18e siècle, en particulier sous l'influence du Dr Théodore Tronchin, médecin de Voltaire, de Rousseau, puis de Marie-Antoinette. L'Europe entière venait le consulter. 

Suite au développement de l'hygiène corporelle, on voit apparaître des objets jusqu’alors inusités : les bidets et demi-baignoire italienne.

François Eisen, Jeune Femme à sa toilette, 1742, huile sur bois, 36,5 × 27,3 cm, Abbeville, musée Boucher-de-Perthes.(Forum Marie-Antoinette)
Salle de bain du château de Valençay (Photo personnelle)
Louis-Léopold Boilly : La toilette intime ou la rose effeuillée (photo forum Marie-Antoinette)
Titre 6
Bidet, appartement de Mme du Barry, Château de Versailles (photo personnelle)
 Guet-apens rue des Juifs

" Augustin avait aussi quelques ouvrages médicaux, tel celui du docteur Reynier de Genève, qui se réclamait du docteur Tronchin, hygiéniste à la mode depuis quelques années. Tronchin préconisait une hygiène de vie simple faite de grand air et d’exercice, Il vantait les bienfaits de l’aération des logements, de la marche, s’insurgeait contre le sommeil trop prolongé et l’alimentation trop riche. Il luttait contre la tradition absurde de confiner les malades dans un air empoisonné, et préconisait au contraire l’aération régulière des chambres.

Augustin avait, lui aussi, été conquis par ces préceptes d’hygiène qui lui semblaient de bon sens, et il se lavait chaque jour et par tous les temps à la pompe installée dans la cour, dont l’eau lui servait également à laver les plaies et abcès des bestiaux amenés en consultation."

Panneau de bois du salon de "la petite singerie", château de Chantilly, (forum Marie-Antoinette)
Baignoire de Marie-Antoinette, château de Versailles (photo personnelle)

Ce lit de repos monté sur roulettes avait pour vocation de permettre à Marie-Antoinette de rester allongée un moment.

Il était conseillé de se reposer après le bain, afin que les pores de la peau dilatés par la chaleur du bain pussent reprendre leur taille normale.

Lit de repos de Marie-Antoinette, Versailles

Le mot de « toilette » vient d’une petite toile, très fine, qui au Moyen-âge est employée pour envelopper les vêtements et les protéger des insectes et de la poussière. On y range aussi des objets divers, en particulier ceux dont la femme a besoin pour embellir son visage et ajuster sa coiffure. Les toilettes sont placées chaque soir dans des cassettes de nuit, puis déployées le matin. Cette étoffe luxueuse est déjà appelée ainsi au XVIe siècle.
Au XVIIe, le sens du mot s’élargit pour définir l’ensemble des objets de la garniture. Cependant, on désigne toujours le même tissu par le nom de « toilette ».

Ce serait au XVIIIe siècle que le terme désigne en plus le meuble sur lequel on place ce qui est nécessaire à se parer. On l’appelle aujourd’hui ‘table de toilette’ ou ‘coiffeuse’. Elle est généralement rectangulaire, sur quatre pieds, avec deux ou trois tiroirs de face et parfois une tirette formant écritoire. Le dessus s’ouvre en trois volets, celui du milieu portant un miroir et les deux autres découvrant deux caves latérales dans lesquelles on dépose des pots, flacons, boites…

Au XVIIIe siècle, les dames de qualité font deux toilettes : de propreté et d’apparat. L’une est intime. L’autre est mondaine car on y reçoit. La toilette d’apparat est un moment où on échange des billets doux, où on accueille ses amants C’est aussi le moment de rendez-vous officiels. On y convie des marchands de rubans ou autres fournisseurs... On se fait coiffer.

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Toilette de Marie-Antoinette, château de  Versailles

Chaise percée de Marie-Antoinette. Appartement de Marie-Antoinette, château de Versailles.(photo personnelle)

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