Le transport des voyageurs

Les routes se développent et sont entretenues par le service des Ponts et chaussées par le système de la corvée. La poste aux chevaux fut le premier service public chargé de transporter voyageurs et courrier, de fournir des montures et des voitures attelées à cet effet. La route Paris-Verdun-Metz-Strasbourg comportait 43 relais de poste. Ces relais comportaient de vastes écuries et parfois des auberges pour les voyageurs. Le maître de poste est chargé d'entretenir un certain nombre de chevaux, de stocker le fourrage nécessaire, d'héberger et nourrir les voyageurs. Il est nommé à vie et sa charge est héréditaire. Vers 1760 les diligences sont des voitures énormes, pouvant transporter 8 voyageurs, parfois 12. A l’intérieur, se trouvent 2 banquettes de 3 à 4 places chacune, en vis-à-vis. La voiture est tirée part 4 à 6 chevaux. Ils mènent difficilement cet attelage de plusieurs tonnes, et dans les montées difficiles, tout le monde descend pour permettre aux pauvres bêtes de les franchir ! Parfois, il faut  pousser derrière la voiture pour sortir d'une ornière !  Autres soucis : les accidents, bris d'essieu, et aussi les attaques fréquentes par des bandes armées.

Un bûcher pour Versailles

 " Le cocher et le postillon avaient empilé tous les bagages en haut de la voiture, posé une bâche de protection, et arrimé l’ensemble par des cordages. Ils avaient annoncé que la neige fondue ne devrait pas trop les ralentir sur cette route récente, qu’on ferait une pause vers midi pour la dînée, et qu’on arriverait au coucher du soleil vers les sept heures de relevée à la Sainte-Ménehould pour passer la nuit.

Sur le trottoir les voyageurs se considéraient furtivement à la lueur de la lanterne de la rue. Il y avait quelque chose dans l’air, quelque chose de subtil comme le parfum du voyage, quelque chose qui tenait à la fois de l’inquiétude et de l’excitation du départ. La bise faisait virevolter les manteaux, et il fallait tenir son chapeau sous peine de le voir partir de son coté. Deux hommes conversaient à mi-voix, l’un aussi volumineux que l’autre était gringalet. Augustin les étudiait discrètement, avec l’impression bizarre de les avoir déjà vus il y a peu. "

Deux chevaux de poste à l'entrée d'une écurie
Th. Géricault.

email : asich@sfr.fr

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